Spirométrie : 12 professionnels formés et 4 spiromètres déployés sur le territoire
Le 17 septembre 2026, douze professionnels de santé du territoire se sont formés à la spirométrie. Deux heures plus tard, quatre spiromètres repartaient dans leurs cabinets, conventions signées. Pas un projet, pas une intention : du matériel déployé le soir même, dans les trois communes de la CPTS.
La soirée en chiffres
- 12 professionnels de santé formés
- 4 conventions de prêt signées le soir même
- 6 professionnels équipés : 5 médecins et 1 infirmier
- 3 communes couvertes : Drancy, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget
- 6 mois de mise à disposition gratuite du matériel
Une soirée, une salle pleine, toutes les professions
Rendez-vous était donné le jeudi 17 septembre de 19h à 21h à l’Hôpital Privé de la Seine-Saint-Denis, au Blanc-Mesnil, autour du Dr Simon Chauveau, pneumologue à l’hôpital Jean Verdier (AP-HP).
Ce qui frappe en regardant la feuille d’émargement, c’est la diversité de la salle : médecins généralistes en majorité, mais aussi un radiologue, une gynécologue, une infirmière, un kinésithérapeute et l’enseignant en activité physique adaptée de la CPTS. C’est exactement ce que doit produire une CPTS : réunir autour d’un même geste technique des professionnels qui, d’ordinaire, ne se croisent jamais.
Au programme : du souffle, pour de vrai
La soirée a alterné théorie et prise en main. Les participants ont revu les repères de la mesure (capacité vitale lente, courbes débit-volume, critères de qualité d’un tracé) avant de passer aux indications concrètes : qui dépister, et quand.
Le fil rouge : le dépistage de la BPCO chez le fumeur, en s’appuyant sur les repères de la HAS, dès 40 ans, chez un patient à risque (tabagisme supérieur à 15 paquets-années, consommation de cannabis, profession exposée : sidérurgie, BTP, mines, textile, bois), même en l’absence de symptôme apparent. Puis chacun a soufflé dans un appareil, manipulé les embouts, lu un tracé.
Le vrai « wahou » : les appareils sont partis avec eux
Trop de formations s’arrêtent à la porte de la salle. Pas celle-ci. Quatre conventions de prêt ont été signées à l’issue de la soirée, mettant gratuitement à disposition quatre spiromètres Spirobank II Smart pour six mois, du 17 septembre 2026 au 17 mars 2027, dans le cadre de la mission « parcours pulmonaire » de la CPTS.
Les bénéficiaires couvrent les trois villes du territoire : le centre municipal de santé de Drancy, le centre municipal de santé Henri Wallon au Blanc-Mesnil, le centre médical du Bourget (où trois médecins généralistes se partagent l’appareil) et l’équipe de la CPTS elle-même.
Autrement dit : depuis le 18 septembre, un habitant de Drancy, du Blanc-Mesnil ou du Bourget peut se voir proposer une spirométrie dans le cabinet où il consulte déjà, sans attendre un rendez-vous hospitalier.
Une action qui se mesure
Chaque emprunteur s’est engagé à transmettre à la CPTS, à trois puis à six mois, trois indicateurs :
- le nombre de spirométries réalisées ;
- le nombre de patients dépistés avec un trouble ventilatoire ;
- le nombre de patients orientés vers un dépistage du cancer du poumon.
Premier point d’étape le 17 décembre 2026. Ces données nourriront le rapport d’activité annuel et permettront de dire, chiffres à l’appui, combien de patients du territoire auront été dépistés grâce à cette soirée.
Et maintenant ?
L’évaluation recueillie à l’issue de la soirée place la satisfaction globale et la clarté du contenu au maximum de l’échelle. Les participants se disent en revanche encore en progression sur l’autonomie d’interprétation, et le demandent explicitement : « à renouveler à 2 mois ».
Le message est reçu : une deuxième session est à l’étude, centrée sur la lecture et l’interprétation des tracés à partir de cas réels rencontrés en cabinet. Vous n’étiez pas là le 17 septembre et vous souhaitez y participer ? Signalez-vous dès maintenant.

